La série des visions sauvages montre différents paysages qui sont autant d’habitats pour les plantes, les champignons et les animaux. Aucun tableau ne fait apparaître d’animal mais chacun est vu par les yeux d’un habitant du lieu dont le portrait est réalisé séparément. Dans cette série de tableaux, les animaux sont doublement dénaturés : ils sont extirpés de leur paysages naturels et sont montrés hors contexte, sur un fond neutre, dans une situation où nous avons l’habitude de voir des visages humains.
Sous les arbres de cette forêt des Hautes Pyrénées, ombre et lumière alternent sur le sol aux rochers moussus. Au loin, une clairière ensoleillée nous invite à la déambulation. Toutes les nuances des troncs et branchages sont obtenues en mélangeant la terre de Sienne du sol au bleu outremer des ombres. Le jaune apporte la lumière et permet de créer toute la gamme de verdure. Ici, nous sommes dans la peau d’un ours des Pyrénées qui parcourt son domaine en été.

Dans une forêt des Pyrénées orientales peuplée de gros blocs de pierre, le soleil rasant joue à zébrer le décor. Dans l’axe de notre vision, un interstice à la géométrie étonnante nous invite à venir se réfugier sous les rochers. Ici, nous sommes dans la peau d’un renard inquiet.
